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Le Phare
Pharenheit

Emmanuelle Vo-Dinh

Emmanuelle Vo-Dinh
 est chorégraphe et directrice du Phare, Centre Chorégraphique National du Havre Haute-Normandie.

Formée à la danse classique au conservatoire de Tours, Emmanuelle Vo-Dinh rejoint, en 1987, la Merce Cunningham School à New York. De retour en France, elle est interprète pour François Raffinot de 1991 à 1996. En 1997, elle fonde la compagnie Sui Generis, au Havre. La compagnie sera ensuite accueillie en résidence à La Passerelle — Scène Nationale à Saint-Brieuc, puis au Triangle — Plateau pour la danse à Rennes. Naissent Alcoba (1998) évoquant la relation amoureuse, puis Anthume ou la sensation du membre fantôme (1998) sur le thème de l’absence. Attirée par les recherches du neurologue Antonio R. Damasio elle signe Texture/solo sur l’absence d’émotions, puis Texture/Composite (1999) grâce à une bourse Villa Médicis «Hors les murs». En 2001, Sagen est nourri d’un travail autour de la schizophrénie, inspiré des écrits de Jean Oury. À partir de 2003, plusieurs pièces peuvent être regroupées dans un cycle plus minimaliste sur le répétitif et le déclinatoire : Décompositions (2003), CROISéES (2004), White Light (2005) travaillant les thèmes du temps, de la mémoire et du souvenir. Enfin, Ici/Per.For (2006), solo d’Emmanuelle Vo-Dinh, en collaboration avec la compositrice Zeena Parkins, clôture ce cycle.

Emmanuelle Vo-Dinh renoue alors avec la figure par le biais de la peinture et de la musique avec Eaux-fortes (2007). La même année, elle est l’auteur d’Aboli Bibelot… Rebondi, solo ludique pour danseuse et trampoline sur la partition Visible/Invisible de Zeena Parkins, compositrice avec laquelle elle signe, l’année suivante, 5’24 (2008). En 2009, Ad astra, quatuor féminin au sujet des figures de la femme fatale à la fin du XIXe siècle et la re-création de Fractale (volet 2 du diptyque Décompositions) exposent la diversité des désirs chorégraphiques de l’artiste.

Très attachée aux recherches scientifiques, Emmanuelle Vo-Dinh envisage alors un diptyque, -transire- (2010) et -insight- (2013), à partir des travaux de l’anthropologue Françoise Héritier sur l’altérité et le masculin/féminin. Invitée en 2011 au Toronto Dance Theater, elle crée Vortex à partir de la pièce musicale Vortex Temporum de Gérard Grisey. En 2012, elle reprend ce travail avec sa propre compagnie et crée revolve un septuor féminin avec orchestre live. 2013 est l’année d’-insight- et aussi celle de Sprint, pour et avec une interprète, Maeva Cunci.

Parallèlement au travail de création pour sa compagnie, Emmanuelle Vo-Dinh répond occasionnellement à des invitations ou propose des projets spécifiques comme Rainbow (2008) sur une commande du Triangle ou encore Histoires Exquises, invitations à des chorégraphes pour l’écriture d’un solo qu’elle engage en 2011. En 2012, dans le cadre de Concordanse, elle coécrit La poterie punaise avec l’écrivain Jérôme Mauche.

Depuis 2012, Emmanuelle Vo-Dinh est directrice du Phare, Centre Chorégraphique National du Havre Haute-Normandie, avec un projet artistique ouvert à la pluralité des écritures chorégraphiques. Depuis juillet 2013, elle est également la présidente de l’ACCN (Association des Centres Chorégraphiques Nationaux).