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Le Phare
Pharenheit

Éditorial

Bienvenue dans cette nouvelle édition de Pharenheit !

Nous remercions l’engagement des théâtres et lieux qui permet chaque année d’irriguer le festival, au Havre et sur le territoire normand, et nous saluons les nouveaux partenaires qui rejoignent ce cercle chorégraphique pour faire circuler la danse : Le Portique centre régional d’art contemporain, la médiathèque Léopold Sédar Senghor et le conservatoire Arthur Honegger au Havre, les bibliothèques Louis-Aragon et Georges-Déziré à Saint-Étienne-du-Rouvray et l’Espace Philippe-Auguste à Vernon.
Nous préparons chaque édition avec le désir d’une synergie entre les artistes et les publics, afin que ces derniers découvrent une/des oeuvre.s, ou, à l’occasion de sept années festivalières, retrouvent les chorégraphes qu’ils ont déjà pu rencontrer.
Ce sera le cas avec les artistes associés au Phare pour ces trois prochaines années : Malgven Gerbes et David Brandstätter de la compagnie shifts – art in movement nous offriront leur création Feeding Back au Phare et en partenariat avec le MuMa.

Créer du lien, c’est aussi le réinventer à la lumière des dynamiques qui se déploient dans la durée et permettent le déplacement.
Le parcours Road trip entre le Théâtre Le Passage à Fécamp et Le Phare marquera le coeur du festival et invitera les publics à voir la création à Fécamp de Road Movie, solo de Dominique Boivin, suivie d’un banquet et d’un voyage vers Le Phare pour entrer en transe dans une Waveparty ouverte à toutes et tous.

La danse continue de s’exposer dans d’autres lieux de vie, comme l’hôpital Pierre Janet au Havre avec Léonard Rainis et Katell Hartereau (dont le dernier opus THE PERFECT MOMENT. sera présenté en création au Phare) ou les bibliothèques de Saint-Étienne-du-Rouvray et du Havre avec Julie Salgues.

Elle sort des chemins convenus en interrogeant la place du corps avec la soirée partagée de Yoann Thommerel et Ondine Cloez au Théâtre des Bains-Douches, ou du genre dansé avec L’Âge du slow de Thomas Guillaud-Bataille et Maya Boquet.

Elle se ressent dans des installations perceptives et sensorielles comme celles de Mylène Benoit et Nicolas Clauss au Tetris, devient contagieuse dans PULSE(S) de Filipe Lourenço au conservatoire Arthur Honegger, fiévreuse dans BATTERIE de David Wampach au Portique, et pulsative avec Vivace d’Alban Richard pour la clôture du festival au Phare.

Les chorégraphes normands Margot Dorléans et Ashley Chen présenteront respectivement une création et une reprise : Confier au MuMa et Unisson au Théâtre de l’Arsenal de Val-de-Reuil.
Nous convierons le public plus jeune à découvrir Diotime et les lions, dernière création de Mylène Benoit et Magda Kachouche, ainsi que Belles et bois à Vernon.
Joanne Leighton et l’écrivaine Camille Laurens évoqueront les premiers pas d’une collaboration à venir pour leur duo Concordan(s)e, et nous plongerons dans l’univers mental et autobiographique d’Ali Moini, chorégraphe d’origine iranienne.
Une invitation exceptionnelle à « rire » avec Ha ! Ha ! de Maguy Marin sera proposée au Phare, dans une soirée partagée avec Cocagne, une création au long cours qui ouvrira à notre grande joie, cette édition de Pharenheit.

Édition numéro sept, soit un chiffre hautement symbolique pour vous souhaiter un festival d’une belle intensité !

— Emmanuelle Vo-Dinh et Solenne Racapé