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Le Phare
Pharenheit

MYLÈNE BENOIT / NICOLAS CLAUSS

Mylène Benoit fonde la compagnie Contour Progressif en 2004 à l’issue d’une formation artistique et universitaire (Beaux Arts & Pratique des médias contemporains) à Londres et à Paris, au Fresnoy – Studio national des arts contemporains et dans le cadre du programme Transforme à l’Abbaye de Royaumont. Artiste plasticienne et chorégraphe, Mylène Benoit envisage la chorégraphie comme une écriture chorale, qui ne se limite pas à la danse, mais considère le phénomène spectaculaire dans son ensemble, sans séparer ce qui en lui est corps, matière sonore, vibration lumineuse, événements optiques ou textuels. Dans ses pièces – EFFETS PERSONNELS (2004), EFFET PAPILLON (2007), LA CHAIR DU MONDE (2009), ICI (2010), WONDER (2012), LE RENARD NE S’APPRIVOISE PAS (2012), COLD SONG (2013), NOTRE DANSE (2014), L’AVEUGLEMENT (2016), COALITION (2017), LA MALADRESSE (2018), GIKOCHINA-SA / ぎこちなさ (2018) – elle travaille la danse à tous les endroits où il est possible de la faire résonner comme un objet plastique.
Mylène Benoit a été artiste associée au Vivat, scène conventionnée danse et théâtre d’Armentières de septembre 2011 à juin 2014 puis à la Gaîté Lyrique à Paris, durant la saison 2014-2015. Elle est artiste associée au Phare, CCN du Havre Normandie, au CDN de Montpellier et en résidence longue à l’Echangeur / CDC Hauts-de- France de 2016 à 2018. Elle est lauréate de la Villa Kujoyama en 2017.
Contour progressif est conventionnée par la Drac Nord-Pas de Calais, soutenue par le Conseil Régional des Hauts de-France au titre de l’aide au programme d’activités.

Nicolas Clauss pose les pinceaux en 2000 pour investir d’autres outils, la vidéo et la programmation. Sa démarche ne cesse de questionner, dans une forme d’anthropologie visuelle (parfois chorégraphique), la « figure humaine » en prenant pour terrain d’expérimentation l’image filmée et ses modes de déploiement dans le temps et dans l’espace. L’exploration de l’image s’appuie sur des écritures algorithmiques aléatoires. La vidéo devient un territoire en mouvement, sans début ni fin, où la temporalité est dilatée, où l’image filmée s’éloigne de sa direction première pour s’aventurer dans d’autres territoires. Des recherches que l’artiste qualifie de « vidéographies aléatoires ».
nicolasclauss.com