fond
Le Phare
Pharenheit

Éditorial

Immersion dans la huitième édition de Pharenheit… bienvenue !

Nous sommes heureuses de vous retrouver pour ce temps fort chorégraphique qui se déroule cette année avec la complicité active de quatorze partenaires au Havre et sept sur le territoire normand.
Ce maillage fait la richesse de ce programme chorégraphique, il en permet la diversité des œuvres mais aussi des publics !
L’alchimie d’un festival c’est aussi la durée, et ces deux semaines d’effervescence permettent à chacun de prendre le temps d’y goûter pour mieux y revenir.
Cette édition s’est construite dans la poursuite d’un accompagnement des artistes en résidence au Phare, et ce lien créé permet un dialogue continu entre fabrication et rencontre avec les œuvres. On y découvrira certaines écritures au croisement du texte de la musique et de la danse, comme par exemple celle de Pierre Pontvianne, avec son implacable Mass qui mérite l’ouverture du festival sur le grand plateau du Volcan !
Boris Charmatz, rarement vu en Normandie ces dernières années posera ses 10000 gestes à l’Opéra de Rouen (en co-accueil avec Le Rive Gauche) mais sera également au MuMa au Havre pour À bras-le corps, duo manifeste créé avec Dimitri Chamblas.
Nos artistes associés Malgven Gerbes et David Brandstätter poseront Les Sols pour les tout-petits au Petit théâtre au Havre. Cette création attise notre curiosité par ce qu’elle promet à de si jeunes spectateurs.
La forme solo sera en force au cœur d’une même soirée, avec La BaZooKa pour Solo OO et Madeleine Fournier avec Labourer, tandis que FRE!HEIT de David Brandstätter partagera la même soif de liberté que celle de Nadia Vadori-Gauthier et Jérôme Cassou avec leur film Une joie secrète.
D’autres propositions viendront abolir la frontière spectateurs-acteurs comme Rituel pour une géographie du sensible qui verra Julie Nioche et ses chorégraphes complices nous inviter à faire corps dans trois installations chorégraphiques, tandis qu’au FRAC Normandie Rouen, Diogo Pimentão, dont le geste plastique est éminemment chorégraphique, invitera Emmanuel Eggermont pour une performance. Et c’est ce même mot qui illustrera la proposition unique du pôle (Léonard Rainis et Katell Hartereau) à la Bibliothèque Universitaire du Havre.
Corps Exquis pour Joanne Leighton, et cadavres tout aussi exquis pour Gilles Baron qui interrogeront respectivement, les fondements d’une écriture chorégraphique à l’oeuvre, et la mort, comme motif récurrent de ces corps passants, qui fait presque figure de trublion.
Autre figure re-connue, celle du clown mise en jeu par Hélène Iratchet, au Théâtre Le Passage à Fécamp, dans un duo aux accents aussi burlesques que profondément politiques.
Nous accueillerons à nouveau Une danseuse dans la bibliothèque avec cette année une double présence (Julie Salgues ou Nathalie Collantes), et apprendrons tout ou presque de Ted Shawn et Ruth Saint Denis, pionniers de la danse américaine grâce aux talents conjuqués de Jérôme Brabant, Maud Pizon et Aurélien Richard.
Ashley Chen avec son Rush masculin, fera miroir au Sprint féminin d’Emmanuelle Vo-Dinh, qui convoquera aussi embrassades et rires sous forme de Leitmotiv à l’hôpital Pierre Janet, tandis que la clôture du festival vous emmènera au Phare dans une Waveparty, augmentée de deux transes à haute charge énergétique !
Pour cette huitième édition, nous viendrons chez vous grâce aux Rendez-vous Sans phare dans la ville, aux Wavebreaks pour vous mettre en jambes sur l’heure du midi, et nous vous inviterons à prendre les différentes navettes proposées pour vous déplacer en Normandie.

Circulez !… il y a tout à voir ! Très bon festival !

— Emmanuelle Vo-Dinh et Solenne Racapé