fond
Le Phare
Pharenheit

Le FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain) Normandie Rouen, expose une sélection d’œuvres vidéo issues de sa collection durant le festival Pharenheit. Cette programmation est proposée en résonance avec les représentations ayant lieu au Phare.
Entrée libre en amont du spectacle.

DOMUMENTATION CÉLINE DUVAL — LES ACROBATES DU DIMANCHE

Mercredi 29 janvier, à partir de 20h — Le Phare, Le Havre
Vidéo, 2009, Courtesy Sémiose galerie, Paris

En boucle, en noir et blanc, en couleur, à la campagne, à la plage, jouent des enfants, des adultes et des adolescents, quel que soit le temps ou la saison. Des moments d’apparent bonheur, de joie, qui brassent pêle-mêle congés payés, semaine de six jours, bains de mer et libération des corps. Le dimanche, tout est permis, sauf la tristesse et l’ennui, semble dire Les acrobates du dimanche, vidéo réalisée à partir des archives du Pôle Image Haute-Normandie de Rouen, organisme conservant des centaines de minutes d’images amateurs. Les Acrobates du dimanche est une synthèse à la fois implacable et empathique du style documentation Céline Duval. Notre sentiment d’identification s’y teinte de nostalgie, d’étonnement — voire d’érotisme — devant ces images répétées en boucle, dynamiques et euphoriques, au confluent des souvenirs individuels et de la mémoire collective.

Céline Duval a constitué, depuis 1998, un fonds d’images photographiques et filmiques composé de ses propres clichés, de photographies amateurs, de cartes postales et d’illustrations de magazines. Penser, classer, se saisir de la dimension plastique de ces images est ce à quoi s’emploie Céline Duval en s’attachant aux représentations que celles-ci véhiculent et à la possibilité d’une écriture visuelle.

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En résonance avec Corps Exquis de Joanne Leighton

ANNELISE RAGNO — PING-PONG

Mercredi 6 février, à partir de 18h30 — Le Phare, Le Havre
Vidéo, 2006, collection FRAC Normandie Rouen

Le travail vidéo d’Annelise Ragno s’inquiète de la question du mouvement. Elle se saisit de différentes situations, volontiers sportives, dont elle capte la dynamique dans toutes sortes de cadrages et de séquences qui n’en livrent jamais pleinement l’activité mais en déclinent le geste. Quelque chose y est à l’œuvre qui interroge le regard en le renvoyant à la problématique de l’énigme et du fragment dans des pièces en boucle expressément brèves. Philippe Piguet, 2013

Ainsi, dans la vidéo Ping-Pong, le pongiste semble faire du trampoline. Il ne s’agit pas de piéger le spectateur puisque le titre de la vidéo explique l’œuvre mais il s’agit de considérer le monde sportif autrement, de laisser place à l’imaginaire.

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En résonance avec Rush d’Ashley Chen et Sprint d’Emmanuelle Vo-Dinh

PAULINE BASTARD — LES ÉTATS DE LA MATIÈRE

Jeudi 6 février, à partir de 20h30 — Le Phare, Le Havre
Vidéo, 2013, collection FRAC Normandie Rouen

Pauline Bastard, après avoir acquis pour un euro symbolique une maison désaffectée dans les Landes, déconstruit celle-ci pierre par pierre, poutre par poutre, et répartit ces matériaux dans l’environnement alentour. Dans un geste processuel et méditatif, elle et ses comparses restituent l’artefact dans la nature : l’attention est plus portée sur les gestes lents et mesurés qui agissent dans le paysage que sur la restitution, volontairement non spectaculaire. Par cet acte presque animiste, elle opère un processus archéologique inversé.

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En résonance avec Labourer de Madeleine Fournier

FRAC Normandie Rouen — Sotteville-lès-Rouen — fracnormandierouen.fr